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L'organisation des soins sans consentement n'offre pas une prise en charge adaptée...
Dans les hôpitaux psychiatriques spécialisés, historiquement 39
mieux dotés en personnel et en structures de soins, les fréquentes
mesures de retour à l'équilibre avec des restrictions budgétaires
portant essentiellement sur une diminution des équivalents
temps pleins infirmiers entraînent une raréfaction des activités
thérapeutiques et occupationnelles. Ces restrictions de personnel
sont également à l'origine de fermetures de structures externes
afin de maintenir une offre d'hospitalisation suffisante en tant
qu'établissement autorisé en psychiatrie mais aboutissant dans de
nombreux cas à une fragilisation de l'offre de soin extra hospitalière avec un démantèlement des structures sectorielles.
Ce souci d'équilibre financier, entraîne également une limitation de la durée d'hospitalisation, malgré la pénurie de médecins
hospitaliers et le manque de formation psychiatrique des infirmiers diplômés d'État (IDE) 1 dont le parcours d'apprentissage
ne comprend, au minimum, qu'un stage de cinq semaines en
psychiatrie 2. La nécessité de traçabilité et de codage de tout acte
dans le but de valorisation de l'activité et de constitution d'outils
pour appuyer et justifier les demandes financières enferme les
professionnels du soin dans des tâches administratives de plus
en plus nombreuses, vides de sens, chronophages, et restreint le
temps passé avec les patients.
L'augmentation importante des demandes de soins sans
consentement selon la procédure de péril imminent témoigne
de ces dysfonctionnements comme en témoigne l'augmentation
constatée dans les services de psychiatrie générale des levées des
1. Le décret du 23 mars1992 et l'arrêté du 30 mars 1992 relatifs au programme
des études en soins infirmiers ont mis fin aux études séparées des infirmiers de secteur
psychiatrique et des infirmiers de soins généraux. La formation spécifique qui comprenait trois années dont une première année commune à la formation des infirmiers
en soins généraux, une année de psychopathologie et une de nosographie psychiatrique, n'existe plus.
2. Et dans le meilleur des cas, deux stages de dix et quinze semaines.
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